La transphobie tue à l’école : Que faire si un.e jeune me dit qu'iel est trans ?

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Killian5
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La transphobie tue à l’école : Que faire si un.e jeune me dit qu'iel est trans ?

Message par Killian5 » 18 déc. 2020 16:37

Article d'un blog médiapart, dans le contexte du suicide d'une lycéenne, Luna, accompagné d'une fiche pédagogique.
Il y a un rassemblement ce soir à Lille pour Luna.

https://blogs.mediapart.fr/queer-educat ... -nationale

La transphobie tue à l’école. Lettre aux personnels de l'Éducation Nationale

Mardi, une jeune fille transgenre, Fouad/Luna s'est suicidée après avoir subi de la transphobie et de la transmisogynie de la part du personnel éducatif de son établissement à Lille. Nous sommes dévasté·e·s et en colère. Respecter l'identité et l'orientation de genre des élèves et personnels est une urgence ! Mail et fiche à transmettre au sein de l’EN et au-delà. Pour que cela n’arrive plus.

[Ceci est une lettre collective que nous vous proposons de partager massivement au sujet de la mort de Fouad/Luna. Envoyez-le dans vos établissements, à vos collègues et à vos proviseur.es ainsi qu'aux acteur.trices de l'éducation que vous connaissez. Accompagnez votre mail de la fiche rédigée par plusieurs des membres de Queer "Que faire si un.e élève me dit qu'iel est trans", plus bas dans le corps du texte. Une version pdf circule sur le groupe facebook "Queer Education".]

Bonjour à toustes,

Nous vous écrivons aujourd'hui en tant que professionnel·les de l'éducation, collègues dans vos établissements, car nous souhaitons vous alerter au sujet d'un événement tragique survenu ce 15 décembre. Une jeune fille trans, Fouad/Luna, s'est suicidée ce mardi 15 décembre après avoir vécu de la transphobie [c'est-à-dire une discrimination du fait de sa transidentité] et de la transmisogynie de la part du personnel éducatif de son établissement. Elle avait 17 ans.

Nous sommes dévasté·e·s et nous sommes en colère.

L’Éducation Nationale a failli à son rôle. Elle n'a pas su préserver l'intégrité physique et psychique de cette élève. Un très grand nombre d'élèves, comme Fouad/Luna, subissent des violences (verbales, morales, psychologiques) par l'Institution, au regard de leur genre, de leur expression de genre et de leur sexualité. Depuis la quatrième année consécutive, le rapport de SOS Homophobie rapporte une hausse des témoignages d’agressions liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, dont 20% de hausse des cas signalés en milieu scolaire par rapport à l’année précédente. Les personnes trans sont confrontées à la transphobie des institutions, y compris scolaires, et cela a de graves conséquences sur leur santé mentale, les poussant au suicide.

Si nous interpellons aujourd'hui l'ensemble de la communauté éducative, c'est parce que les actions de sensibilisation et de prévention des discriminations qui sont menées au sein de l'institution de l'Éducation Nationale sont davantage axées en direction des élèves et oublient les adultes. Or dans la situation de Fouad/Luna, on a pu se rendre compte que les élèves l'ont soutenue dans leur grande majorité par une mobilisation enthousiaste et bienveillante, là où les adultes ont été maltraitant·e·s à son égard.

Ces adultes ne sont pas des cas isolés. L'école, comme toute institution est un lieu de reproduction des normes sociales oppressives : la norme qui y est répandue est d'être hétérosexuel·le et cisgenre (personne qui s'identifie en conformité avec le sexe assigné à la naissance, en opposition à transgenre), le sexisme y est encore mal combattu, le racisme prégnant. Ceux et celles qui ne rentrent pas dans cette norme se voient rappelé·e·s à l'ordre comme c'est arrivé à Fouad/Luna, qui s'est vue interdire de porter une jupe. Adresser des commentaires humiliants ou désobligeants fondés sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de l’élève, rendre socialement invisible ou nier l’existence de certaines orientations sexuelles ou identités, imposer des normes (critiquer une fille parce qu’elle n’est pas « féminine » ou un garçon car il n’est pas « viril »), émettre des injonctions vestimentaires liées au sexe, tout cela a des conséquences dévastatrices sur les élèves et les met en danger.

Pour nous, tout cela doit s'arrêter au plus vite : l'intégrité psychique et physique des élèves doit être un acquis au sein de l'École et nullement un sujet de débat.

Il est nécessaire maintenant que nous nous mobilisions pour que cessent ces violences. Nous devons nous former, nous devons agir.

En tant qu'adultes de l'Éducation Nationale, notre rôle est d'accompagner de manière bienveillante et respectueuse les élèves : cela passe notamment par le respect de leur subjectivité et de leur discours sur elleux mêmes.

Nous n'avons pas à remettre en question l'identité, l'orientation sexuelle, le genre, les pronoms, la tenue, les croyances religieuses des élèves. Nous devons avoir confiance en elleux, en leur faculté de discernement, et en leurs capacités à savoir ce dont iels ont besoin.

Les personnels éducatifs ont un droit et un devoir à la formation sur ces questions et ce d'autant plus que la lutte contre les discriminations est inscrite dans le référentiel de compétences des professeur·es ainsi que dans le socle commun de connaissances et de compétences. La circulaire n° 2018-111 du 12-9-2018 mentionne également l'importance du renforcement des compétences psychosociales (estime de soi, gestion des émotions) dans le cadre de l'éducation à la sexualité.

En nous appuyant sur l'existant, à travers nos forces collectives, nous pouvons améliorer et interroger nos pratiques pour la qualité de vie de nos élèves au sein de l'institution.

Le collectif Queer Education a rédigé une fiche "Que faire si un.e jeune me dit qu'iel est trans ?" que nous vous transmettons en pièce jointe, celle-ci est un outil précieux afin d'accompagner au mieux un.e élève trans.

Quelques ressources à consulter :

- Le guide d'accompagnement - Prévention de l'homophobie et de la transphobie dans les collèges et les lycées. Vous trouverez dans ce document des préconisations précises permettant d'assurer un cadre sécurisant aux élèves LGBTQIA+.

https://www.education.gouv.fr/bo/18/Heb ... 24340C.htm

https://cache.media.eduscol.education.f ... 067053.pdf

- Cet épisode du podcast Camille avec Lexie, très pédagogique sur les questions de transidentité

https://www.binge.audio/podcast/camille ... nnes-trans

L'association Queer Education



Fiche - Que faire si un.e jeune me dit qu'iel est trans ?

Vous travaillez dans un établissement scolaire (en tant qu’AED, enseignant.e, personnel technique, infirmier.e, personnel administratif…) et un.e élève vous fait part de sa transidentité. Voilà quelques pistes pour vous aider à accompagner l’élève au mieux dans cette situation.


Qu’est-ce qu’une personne trans ?

Une personne trans ou en situation de transidentité est une personne dont le genre n’est pas en accord avec celui qui lui a été assigné à la naissance. Concrètement, une personne trans peut souhaiter que l’on s’adresse à elle avec un prénom qui lui semble plus adapté que celui choisi par ses parents, et qu’on utilise des pronoms ou des accords qui correspondent au genre qui lui convient. Certaines personnes trans suivent un parcours hormonal, et/ou peuvent faire des opérations afin que leur corps corresponde à ce qu’elles ressentent en termes de genre. D’autres non.

Une femme trans est une personne qui a été assignée homme à la naissance mais qui est une femme. Un homme trans est une personne qui a été assignée femme à la naissance mais qui est un homme. Une personne non-binaire est une personne qui ne se reconnaît pas dans la binarité femme/homme.*

*Pour plus de vocabulaire, n’hésitez pas à faire un tour sur la page de l’association Outrans : https://outrans.org/ressources/lexique-outransien/

Que faire ?

De manière générale, votre premier rôle sera d’écouter.
L’élève a en premier lieu besoin que des adultes prennent en compte leur réalité et affirment leur soutien. Pour cela, il est nécessaire d’être attentif.ve à ses besoins et son vécu spécifique.

Faites attention à ne pas assaillir lea jeune de questions auxquelles iel ne saura pas forcément répondre (“comment tu vas faire? Est-ce que tu vas te faire opérer? Est-ce que tu veux prendre des hormones? Comment vont réagir tes parents?” etc). Certaines de ces questions touchent à l'intimité de votre élève, et elles n'ont pas à être abordées à moins que l'élève veuille se confier, auquel cas votre rôle sera simplement d'écouter.

L’élève peut se sentir soulagé.e d’en parler, mais iel peut également se sentir angoissé.e, et votre premier rôle est delea rassurer en montrant que vous saurez l’écouter (tout en avouant ne pas ressentir les mêmes choses si vous êtes une personne cis), sans lea juger et sans attendre de sa part un savoir et une compréhension absolue de sa situation. Iel est en construction et en apprentissage, et c'est positif. En effet, l'école est un lieu de construction et d'apprentissage, il est juste et essentiel qu'iel puisse s'y exprimer et s'y poser des questions.

Votre rôle ne sera pas de répondre à ses questionnements, mais simplement de rassurer l'élève sur son droit et sa légitimité à se poser ces questions, et/ou à se positionner d'une certaine manière vis-à-vis d'elles (en se définissant comme trans, non-binaire par exemple, en demandant à une prise en compte de ses nouveaux prénoms ou pronom dans l'école, etc).

Si vous pensez que l’élève a besoin qu’on lui pose des questions pour l’aider à s’exprimer, favorisez au contraire les questions ouvertes, centrées sur leur ressenti (Comment tu te sens ? De quoi as-tu besoin ?).

Votre rôle sera d’écouter les demandes du jeune, ses peurs et ses envies, et d’affirmer verbalement votre soutien. C’est ainsi que vous comprendrez quel rôle vous pourrez jouer pour l’accompagner. En effet, la situation pourra beaucoup différer en fonction de l’entourage du jeune, de ses propres envies et décisions.

- Il est essentiel de ne pas parler de la transidentité d’une personne à sa famille ou à d’autres personnes sans sa demande explicite. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes personnes trans se retrouvent à la rue à cause d’un manque de soutien de leur famille. Une partie de la communauté éducative est également peu ou mal informée vis-à-vis de la transidentité, et il ne vous appartient pas de choisir qui doit être au courant. Si lea jeune a choisi de se confier à vous, c’est qu’iel vous fait confiance. Vous pouvez en profiter pour vous renseigner sur les compétences et la bienveillance de vos collègues vis-à-vis de la transidentité, en parlant du sujet sans nommer votre élève avec vos collègues (enseignant.e.s, infirmier.e, psychologue, assistant.e social.e, personnel administratif.ve, etc). Vous pourrez ainsi informer et conseiller lea jeune sur les personnels ressources dans l’établissement, et lui permettre de prendre ses décisions en toute connaissance de cause.

Si votre élève souhaite en parler à sa famille, vous pouvez lui proposer de contacter l’association Contact qui permet d’aider les personnes LGBT à communiquer avec leurs parents ou leur entourage et qui possède une ligne d’écoute et des délégations dans différentes villes de France. Si l’élève se sent en confiance avec vous, vous pouvez également lui proposer de l’accompagner dans son coming-out (par exemple sous forme de rendez-vous avec les parents, organisé avec l’élève). Cela permettra aux parents de constater que des adultes engagés dans une profession éducative soutiennent sereinement leur enfant et peuvent les aider à comprendre comment réagir et se comporter avec ellui.
- Si votre élève souhaite vivre dans le genre qui lui correspond dans l’environnement scolaire, il est nécessaire que vous et l’ensemble de la communauté éducative vous mobilisiez afin de former les autres élèves et lui garantir un environnement bienveillant et sécurisé. Le rôle des adultes est ici d’affirmer et de garantir le droit de l’élève à être respecté.e dans son identité sans discrimination [pour rappeler que c'est quand même un droit garantit par la loi à la base]. Nous vous conseillons de consulter ce document très complet (concerne le Canada mais largement transposable dans nos classes) :

https://www.gov.nl.ca/eecd/files/k12_sa ... sition.pdf

Concernant les espaces genrés dans l’établissement (toilettes et/ou vestiaires) : les toilettes et les vestiaires sont généralement des espaces genrés de manière binaire (masculin ou féminin), et leur usage peut être très anxiogène pour une personne trans. Si l’élève le souhaite, vous pouvez chercher des espaces pour permettre à l’élève de se sentir en sécurité (demander au reste de la communauté éducative d’autoriser l’usage des toilettes des personnels, l’utilisation d’une autre pièce pour se changer en cours d’E.P.S., etc). Il faut également soutenir l’élève dans sa volonté d’utiliser un espace qui lui semble plus adapté, en sachant surtout lea soutenir face aux réactions de ses camarades. Là encore, la décision revient à l'élève. Iel est lea mieux placé.e pour décider. Il est nécessaire de comprendre qu’une élève trans qui souhaite se changer dans les vestiaires des filles, par exemple, doit absolument avoir le choix de le faire. En effet, lorsque les espaces sont genrés, il est extrêmement violent pour une personne trans d’être obligée d’aller dans un espace qui ne lui correspond pas. Plus spécifiquement pour les personnes transféminines, il est important de rappeler qu’elles sont particulièrement visées par les agressions transphobes (*voir rapport SOS homophobie https://www.sos-homophobie.org/sites/de ... ractif.pdf ) et que si les femmes cisgenres (qui ne sont pas trans c’est-à-dire dont leur identité de genre correspond au genre assigné à la naissance) peuvent être autrices d’agression, la construction patriarcale de la société fait qu’une majorité des agressions physiques sont faites par des garçons : il est donc vital qu’une élève trans qui le souhaite puisse se changer dans les vestiaires des filles. Il est également possible qu’un élève transmaculin préfère rester dans les vestiaires des filles pour ces mêmes raisons, et là encore le respect du choix de l’élève doit être notre priorité.

N’essayez pas de convaincre le.a jeune de faire un coming-out non voulu. Vous pouvez lea prévenir avec bienveillance des possibles difficultés et de votre connaissance de l’établissement (adultes ressource, possibles allié.es) et du fait que vous serez présent.e en cas de harcèlement, si c’est son choix. Il s'agit de respecter son consentement sur un sujet qui lea concerne.

Si lea jeune est en détresse : proposer une écoute, être attentif.ve.s aux éventuelles idées noires et faire lien avec lea psychologue scolaire si besoin. Là encore, tâter le terrain auprès de lea psychologue scolaire avant (il existe des psychologues transphobes ou non compétent.es). Une liste de psychologues volontaires est également disponible ici* (*https://psysafeinclusifs.wixsite.com/ps ... t_involved).

L’autosupport est très favorable à la santé psy des personnes trans : rencontrer d’autres concerné.e.s aidera lea jeune à parler de sa situation et à trouver des repères et des moyens de se projeter dans l’avenir, de voir la possibilité d’une vie adolescente et adulte la plus épanouie possible.

Certains centres LGBT+ locaux accueillent des associations trans locales ou des ateliers, groupes de paroles ou rencontres qui peuvent fournir un soutien très précieux à l’élève. Des groupes et pages existent également sur divers réseaux sociaux et peuvent aider les jeunes à parler de leur situation, apprendre à se comprendre et rencontrer d’autres jeunes dans cette situation. Les associations Outrans (https://outrans.org/) et Acceptess T (https://www.acceptess-t.com/) proposent également un ensemble de ressources en ligne pour se repérer dans les transitions administratives et hormonales.

Pour améliorer le climat de l’établissement et sensibiliser l’ensemble des élèves (ce qui est utile que l’élève ait fait son coming-out ou non!), il serait positif de faire venir des associations comme le Mag jeunes ou SOS homophobie qui proposent des Immersions en Milieu Scolaire qui permettent de sensibiliser les jeunes aux problématiques LGBTQI.

Tout au long de l'année, n'hésitez pas à vous positionner en tant qu'adulte de confiance/ouvert/safe bien qu'aucun élève ne soit out dans notre établissement ; cela pourrait aider certain.es jeunes à venir parler ou à se confier. Cela peut se faire en intégrant les questions LGBT+ dans nos cours, en se montrant inclusif et ouvert dès le début d'année, avoir des affiches de sensibilisations dans notre classe... Laisser des indices de ce style dans l'établissement pour que les jeunes soient rassuré.e.s et au clair sur le fait qu'iels seront bien reçu et bien écouté.e.s au besoin.

N'hésitez pas également à faire circuler cette fiche auprès de vos collègues. Soyez attentif.ve.s aux réactions de vos collègues quand iels évoquent l'élève, corrigez les lorsqu'iels se trompent de pronom ou se positionnent en jugeant ou en se moquant de l'élève concerné.e : les adultes font souvent partie des harceleur.se.s et des perpétuateurices des violences faites aux jeunes trans. Il est essentiel d'être lucide sur la capacité ou l'incapacité de vos collègues à prendre en charge correctement l'élève, afin de ne pas lea laisser seul.e en charge sur ces questions avec un.e adulte transphobe.

Pour mieux vous former, cette formation gratuite et en ligne expose les meilleures pratiques de soutien aux personnes trans dans l’enseignement supérieur, mais bon nombre de conseils sont applicables auprès d’élèves plus jeunes :

https://catalogue.edulib.org/fr/cours/U ... 4YYmWVTWXk

Cernez vos limites :
Posez-vous les questions suivantes : Est-ce que je suis assez formé.e ? Est-ce que je sais quoi faire/proposer ? Quels autres personnels vont pouvoir travailler avec moi pour aider lea jeune dans cette situation ? Qu'est-ce que je ne peux pas faire, pas promettre ? De nombreux paramètres entrent en jeu et ne dépendent pas de vous : l'équipe pédagogique, la famille dulla jeune, les espaces et les temps disponibles au sein de l'établissement, mais aussi votre propre énergie, le temps et les connaissances dont vous disposez. Il est préférable d'écouter et dire son soutien sans promettre de régler une situation ou de donner de faux espoirs sur des dispositifs dont vous n'êtes pas sûr.e qu'ils pourront être mis en place. Surtout, ne jouez pas aux super-héro.ïnes, acceptez de ne pas pouvoir régler toute la situation tout·e seul·e et allez chercher des ressources ou des collègues que vous avez identifié.e.s comme allié.e.s après l'accord de l'élève concerné.e !

En conclusion : écoutez les demandes du-de la jeune / ses peurs / ses envies
Si et seulement si lea jeune le demande, utilisez les pronoms et prénom qu’iel souhaite et être vigilant.e sur les réactions des camarades en reprenant avec bienveillance toute erreur, et avec intransigeance toute moquerie. Votre rôle est d’assurer la sécurité psychologique et physique de l’élève, de lui permettre de vivre son quotidien d’élève sans discrimination en travaillant à éduquer ses camarades, mais également autant que possible le reste des équipes pédagogiques. Respectez sa volonté de faire un coming-out ou non, et auprès des cercles de personnes qu'iel voudra. Iel sait mieux que vous comment peuvent réagir ses proches et quelle posture lui conviendra le mieux au quotidien. L'intimidation incitant à se taire, à se fondre dans la norme, il est à vous d'aider à ce qu'elle soit plus faible dans votre établissement.

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