Deux articles consécutifs - Le Monde - 27/05/2019 et 28/05/2018

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Deux articles consécutifs - Le Monde - 27/05/2019 et 28/05/2018

Message par Dag » 04 juin 2019 00:22

Ci-dessous deux articles écrits par la même journaliste (Raphaëlle Maruchitch), publiés l'un après l'autre sur Le Monde. Je les groupe dans le même sujet car ils me semblent relever des mêmes travaux. Une même personne est citée dans les deux cas.
Sur le territoire, une chirurgie dans le cadre d’une transition de genre est associé à un combat long et difficile.

Pour une personne trans, avoir accès, sur le territoire français, à une chirurgie dans le cadre de sa transition de genre peut relever du parcours du combattant. Le traitement hormonal, obligatoire pour une opération, est délivré par un endocrinologue après feu vert d’un psychiatre. Certes, le remboursement de réassignation hormono-chirurgicale est pris en charge à 100 %. Encore faut-il trouver les professionnels de santé adéquats et faire avec des délais d’attente qui peuvent aller jusqu’à plusieurs années. Lorsque l’on se renseigne pour pratiquer une opération, « il y a trois paramètres qui jouent : la réputation du chirurgien qui va vous opérer, la logistique – si l’hôpital de prise en charge n’est pas proche du lieu où l’on vit – et le dépassement d’honoraires », résume Maël Paufert, qui a eu une mammectomie il y a peu.

En effet, pour que l’opération soit remboursée par la Sécurité sociale, il est nécessaire que le ­médecin traitant du patient ait déclaré une affection de longue durée (ALD) pour une dysphorie de genre auprès du système de santé. Puis l’éventuelle mutuelle prend en charge l’intégralité du ticket modérateur, mais les dépassements d’honoraires des professionnels de santé sont à payer par le patient. Ainsi, Maël Paufert a créé une cagnotte participative en ligne pour financer ces frais. En France, il n’existe aucun lieu spécialisé pour la prise en charge des personnes trans.
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Source: Le Monde, le 27/05/2019
A Montréal, une clinique s’est spécialisée dans la chirurgie de réassignation de genre : des personnes transgenres peuvent y bénéficier des dernières techniques médicales pour opérer leur transition. Reportage dans une structure d’exception.

C’est un bâtiment sobre à l’angle de deux rues, moderne et épuré, fait de briques rouges et de tôle grise. Nous sommes à Montréal, au Complexe chirurgical CMC, situé dans un quartier calme proche de la rivière des Prairies, qui borde le nord de la ville québécoise. On y pratique la chirurgie esthétique ou encore la chirurgie de l’estomac destinée aux personnes obèses. Mais le type de chirurgie qui connaît un succès grandissant d’année en année au CMC est destiné aux ­personnes transgenres. En d’autres mots, de la chirurgie de réassignation ou d’affirmation de genre, regroupée sous l’entité dénommée GRS (pour gender reassignment surgery).

Croissance fulgurante

En cinq ans, le nombre de ces interventions au sein du complexe chirurgical a quasiment doublé. Une croissance fulgurante, qui continue exponentiellement pour atteindre 900 opérations en 2018. Il peut s’agir d’augmentation mammaire ou du rasage de la pomme d’Adam dans la chirurgie homme vers femme (male to female, MtF) ; de mammectomie et de masculinisation du torse dans la chirurgie femme vers homme (female to male, FtM). Y sont également pratiquées des chirurgies génitales : la ­vaginoplastie, c’est-à-dire la construction d’un appareil génital féminin, dans la chirurgie MtF, et la phalloplastie, l’élaboration d’organes génitaux mâles, dans la chirurgie FtM.

Les personnes trans sont affectées par ce que l’on appelle la dysphorie de genre, actuellement classée comme un trouble psychiatrique par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) américain. Une réalité stigmatisante, dénoncée par la communauté trans, tandis que l’attestation de cette affection chez le patient est un passage indispensable si celui-ci souhaite une prise en charge de sa chirurgie. « La dysphorie est enseignée comme étant une affection mentale », regrette Maël Paufert, Français trans de 26 ans qui a récemment été opéré.
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Source: Le Monde, le 28/05/2019

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Re: Deux articles consécutifs - Le Monde - 27/05/2019 et 28/05/2018

Message par Dag » 04 juin 2019 00:28

Je ne peux pas consulter les articles dans leur totalité et ne peux donc juger de leur traitement du sujet, mais les deux erreurs du premiers - le caractère obligatoire de l'hormonothérapie pour accéder à la chirurgie, et celui de l'ALD pour accéder à un remboursement par la sécurité sociale - m'interpellent.

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Re: Deux articles consécutifs - Le Monde - 27/05/2019 et 28/05/2018

Message par L'OursonQueer » 04 juin 2019 11:57

+1 avec Dag.

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Re: Deux articles consécutifs - Le Monde - 27/05/2019 et 28/05/2018

Message par couss » 06 juin 2019 10:41

Idem
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