Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

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Yado
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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par Yado » 18 mars 2019 13:35

Coucou, j'ai pensé à ces livres qui pourraient peut-être intéresser certain.e.s d'entre vous ...


Livre jeunesse :

- L'histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, Christian Bruel
album pour enfant qui date de la fin années 1980 il me semble, on suit une fille dans son quotidien à qui on reproche d'avoir des manières pas féminine et qui se découvre avoir une ombre de garçon, --- j'aime bien la fin :) :)

- Garçon ou fille, de Terence Blaker
c'est un roman pour adolescent que j'ai du lire dans les années 2000, un ado se met à se "déguiser" en fille pour intégrer un groupe et je crois qu'il y prend goût mais pas de là à "faire une transition", je me souviens que c'est un roman léger, plutôt détente, je pense qu'il y avait dedans pas mal de trucs avec lesquels je serais pas du tout du tout d'accord aujourd'hui mais à l'époque, ça me faisait du bien les romans qui abordaient la mixité et le sexisme et le travestissement et l'orientation sexuelle

B.D.

- Mauvais Genre, Chloé Cruchaudet
C'est l'histoire d'un homme qui revient du front pendant la première guerre mondiale. Il est déserteur donc il doit se cacher. Pour cela, il se travestit en femme et fini par y prendre goût également. Il travaille en tant que dactylo, grâce à sa femme, et va à des soirées au bois de Boulogne. je me souviens que l'atmosphère du bouquin est un peu sombre mais c'est intéressant et y'a des moments drôles.
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nifeto
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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par nifeto » 20 mars 2019 15:38

Chronique dans Libération sur le livre
"Un appartement à Uranus" de Paul B Preciado Ed Grasset
(L'auteur est un philosophe espagnol FTM)
Alors qu’au cours de ces derniers mois, ma vie de veille a été, pour reprendre l’euphémisante expression catalane, «bonne, si nous n’entrons pas dans les détails», ma vie onirique a eu la puissance d’un roman d’Ursula K. Le Guin. Au cours de l’un de mes derniers rêves, je discutais avec l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster de mon problème : après des années de vie nomade, il m’est difficile de décider d’un lieu où vivre dans le monde. Pendant que nous avions cette conversation, nous observions les planètes tourner doucement sur leur orbite, comme si nous étions deux enfants géants et que le système solaire était un mobile Calder. Je lui expliquais que, pour l’instant, afin d’éviter le conflit que la décision entraînait, j’avais loué un appartement sur chaque planète, mais que je ne passais pas plus d’un mois sur chacune d’entre elles, et que cette situation était économiquement et vitalement insoutenable. Probablement parce qu’elle est l’auteure du projet «Exotourisme», Dominique était dans ce rêve une experte de la gestion immobilière au sein de l’univers extraterrestre. «A ta place, j’aurais un appartement sur Mars et je garderais un pied-à-terre sur Saturne, me disait-elle, faisant preuve d’un grand pragmatisme. Mais je laisserais l’appartement d’Uranus. C’est trop loin.»

Eveillé, je n’ai pas de connaissance particulière en astronomie ni aucune idée de la position et distance des différentes planètes du système solaire. Mais j’ai vérifié, en consultant la page Wikipédia consacrée à Uranus : c’est effectivement l’une des planètes les plus éloignées de la Terre. Seuls Neptune, Pluton et les planètes naines Hauméa, Makémaké et Eris sont plus lointaines. Uranus est ce que les physiciens appellent une «géante gazeuse». Composée de glace, de méthane et d’ammoniac, elle est la planète la plus froide du système solaire, avec des vents pouvant dépasser les 900 km/h. Bref, on ne peut pas dire que les conditions d’habitabilité conviennent. Dominique avait donc raison : je devrais quitter l’appartement d’Uranus.

Le rêve fonctionne comme un virus. A partir de cette nuit, alors que je suis éveillé, la sensation d’avoir un appartement à Uranus augmente, et je suis de plus en plus convaincu que c’est là-bas que je veux vivre.

Pour les Grecs, comme pour moi dans le rêve, Uranus était le toit solide du monde, la limite de la voûte céleste. Uranus est considéré comme la maison des dieux dans de nombreuses invocations rituelles grecques. Dans la mythologie, Uranus est le fils que Gea, la Terre, a conçu seule, sans insémination ni accouplement. La mythologie grecque est à la fois une sorte de conte de science-fiction rétro-anticipant, dans une modalité do it yourself, les technologies de reproduction et de transformation du corps qui apparaîtront tout au long des XXe et XXIe siècles ; et en même temps une série télé kitsch dans laquelle les personnages s’adonnent à une quantité inimaginable de relations qui sont hors la loi. Ainsi Gea a épousé son fils Uranus, un titan souvent représenté au milieu d’un nuage d’étoiles, tel une sorte de Tom of Finland dansant avec d’autres types musclés dans un club techno sur le mont Olympe. Des relations incestueuses et peu hétérosexuelles du Ciel et de la Terre naquirent la première génération de titans, parmi lesquels Océan, l’eau ; Chronos, le temps ; ou Mnémosyne, la mémoire… Uranus est à la fois le fils de la Terre et le père de tout le reste. On ne sait pas clairement quel était le problème d’Uranus, mais la vérité est qu’il n’était pas un bon père : soit il forçait ses enfants à rester dans le ventre de Gea, soit il les jetait dans le Tartare dès la naissance. Gea a donc convaincu l’un de ses enfants d’effectuer une opération contraceptive. On peut voir au palais Vecchio de Florence la représentation que Giorgio Vasari a faite au XVIe siècle de Chronos castrant son père Uranus avec une faux. Aphrodite, la déesse de l’amour, a émergé des organes génitaux amputés d’Uranus… ce qui pourrait suggérer que l’amour vient de la déconnexion des organes génitaux du corps, du déplacement et de l’extériorisation de la force génitale.

Cette forme de conception non hétérosexuelle, citée dans le Banquet de Platon, a inspiré à Karl Heinrich Ulrichs le terme «uraniste» en 1864 pour désigner ce qu’il appelle les amours du «troisième sexe». Afin d’expliquer l’attirance d’homme pour d’autres hommes, Ulrichs, après Platon, coupe la subjectivité en deux, sépare l’âme et le corps, et imagine une combinatoire d’âmes et de corps qui l’autorise à revendiquer la dignité de ceux qui s’aiment contre la loi. La segmentation de l’âme et du corps reproduit dans l’ordre de l’expérience l’épistémologie binaire de la différence sexuelle : il n’y a que deux options. Les uranistes ne sont pas, dit Ulrichs, malades ou criminels, mais des âmes féminines enfermées dans des corps masculins attirés par les âmes masculines. Ulrichs ne fait pas cette déclaration en tant que scientifique, mais à la première personne. Il ne dit pas «il y a des uranistes», mais «moi, je suis uraniste», et il l’affirme encore, après avoir été condamné à la prison et vu ses livres interdits, devant un congrès de juristes à Munich. Ainsi Ulrichs était sans aucun doute le premier citoyen européen à déclarer publiquement qu’il voulait un appartement sur Uranus.

Je réalise alors que ma condition trans est une nouvelle forme d’uranisme. Je n’ai plus besoin, comme Ulrichs, d’affirmer que je suis une âme masculine enfermée dans un corps de femme. Je n’ai pas d’âme et je n’ai pas de corps. J’ai un appartement sur Uranus, ce qui me situe assez loin de la plupart des Terriens, mais pas si loin que vous ne puissiez pas venir me voir. Même dans les rêves.

Paul B. Preciado Philosophe
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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par nifeto » 20 mars 2019 15:47

Oups le titre est "Un appartement sur Uranus" désolé :roll:
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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par Apeiron » 05 avr. 2019 00:09

Il y a bien sûr les Métamorphoses d'Ovide avec le personnage de Cénée/Cénis (Livre VIII).

Copié-collé Wiki pour la suite :

"Une partie de la légende est connue dès le Catalogue des femmes dont un fragment conservé décrit comment, de femme, le personnage devient un homme : Cénis, fille du roi lapithe Élatos, est violée par Poséidon, qui pour prix de son plaisir lui accorde un vœu. Cénis fait alors le souhait de devenir un homme, que Poséidon fait invulnérable. La motivation de ce souhait reste mal assurée : le Catalogue ne s'étend pas sur le sujet. Acousilaos écrit une version proche de celle du Catalogue des femmes mais appelle la jeune fille Kainé. Il formule en outre une explication au sujet du souhait : Kainé est transformée en homme « parce qu'il ne lui est pas permis d'avoir d'enfants » (mais le pronom en grec ancien n'est pas clair sur le genre du personnage : on ne sait donc pas si Kainé désire cela parce que quelque chose dans sa vie de femme a fait qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant, ou si elle formule ce souhait parce qu'une fois devenue un homme elle ne pourra plus enfanter). Le poète romain Ovide met dans la bouche de Cénis une raison de type psychologique"

« Mon affront, répond-elle, me fait former cet unique vœu, de ne pouvoir plus désormais en souffrir de pareils. Que je ne sois plus femme, et tu m'auras tout accordé.
(Traduction Mathieu-Guillaume-Thérèse Villenave, Paris, 1806) »

C'est un mythe qui a pas mal influencé les psychanalystes qui se sont intéressés à la transidentité...

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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par Apeiron » 06 avr. 2019 14:26

Ayant loupé mon transport pour retourner à Paris (snif, ma chère Patrie que je ne rejoindrais que dans la nuit) je continue mes études jouviennes à la médiathèque d'Orléans pour me consoler en ce début de vacances de Pâques :

Dans Noces de Pierre-Jean Jouve donc :

Monstrum

N'as-tu pas vu ces seins volumineux
Mais la mentule et forte baissant la tête
Pendue au ventre et à la hanche en marbre aux beaux yeux?
Cette femme était donc un homme plus une femme
Heureux toujours unis désaccordé
Sa chevelure au vent et sa voix de stentor
Sa moustache, son gland fumant et sa beauté.

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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par Dag » 05 mai 2019 12:53

J’ai pensé à Madame Lola dans la Vie devant soi de Romain Gary publié sous le nom d’Emile Ajar en 1975. Je crois que c’est la première personne trans que j’ai vu dans la littérature.

Synopsis: Momo est un petit garçon arabe d’une dizaine d’années. Il est élevé par Madame Rosa, une vieille femme juive qui tient un foyer clandestin pour enfants de prostituées dans les années 70. La vieille dame, elle-même une ancienne prostituée, a été profondément marquée par sa déportation à Auschwitz dans sa jeunesse.

Le personnage de Madame Lola est secondaire, le sujet principal étant la relation entre Momo et Madame Rosa. Comme les autres personnages du roman, Madame Lola est à la marge de la société et d’une grande humanité. Elle a été « champion de boxe au Sénégal » dans une vie antérieure et se prostitue désormais au Bois de Boulogne. Elle aide Madame Rosa dont la santé physique et mentale décline fortement en lui apportant un soutien moral et financier.
Le livre datant de 1975, elle est qualifiée de transsexuelle ou travestie de façon peu différenciée (d'autant plus que le narrateur est un enfant de 10 ans). Il est mentionné clairement qu'elle a entamée une transition médicale (et pas seulement sociale) avec une prise d'hormone.

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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par Apeiron » 06 août 2019 15:11

Dans la littérature jeunesse (même si personnellement, je n'ai pas trop accroché), j'ai découvert "It" de Catherine Grive (sur un jeune FtM).

http://www.petitesmadeleines.fr/archive ... 59525.html

Bon, le personnage est un collégien donc ça peut être intéressant pour les parents ayant des enfants au collège ou pour les très jeunes trans eux-mêmes collégiens qui peuvent peut-être s'identifier.

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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par Phoenicia » 06 août 2019 19:24

Je ne crois pas avoir vu quelqu'un parler de Danish Girl qui est la biographie (un peu trop romancé) de la transition de Lili Elbe (née Einar).

Le livre n'est pas exceptionnel, ce n'est pas une autobiographie, mais il a le mérite d'aborder le sujet de na transidentité et d'essayer de le faire bien. Cela dit les informations contenues au sujet de la vie privée de Lili sont à prendre avec des pincettes parce qu'il y a pas mal de rajout afin d'en faire un roman.
"From the moment they are born, everyone has the right to live.", Lloyd Irving.

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Re: Personnages trans en littérature (romans, bd, manga...)

Message par Axel B. » 10 août 2019 00:25

J’ai vu qu’il n’y avait pas beaucoup de webcomics sur ce site, et étant un avide lecteur, j’ai une dizaine de références qui me viennent à l’esprit. Malheureusement toutes ces œuvres sont en anglais, donc je m’excuse d’avance pour les personnes non-anglophones.
J'ai traduit les résumés des webcomics (vite-fait) et rajouté, en plus de liens vers les BD en elles-mêmes, des liens vers les Twitters/Instagram des auteur.ice.s, qui sont pour la plupart trans et méritent de la visibilité.
C'est assez long, et je m'en excuse, mais j'espère que ça peut servir à une personne au moins!

C'est possible qu'il y ait des erreurs, et je m'en excuse d'avance, si il est possible de modifier par la suite pour corriger quoi que ce soit, je le ferais avec joie!


Puu (பூ) de Nabigal-Nayagam Haider Ali
Jameel Mansour déménage dans un nouvel appartement avec un coloc étrange, Saboor Halwani, qui a une obsession pour les fleurs. Peu à peu, les deux hommes se rendent compte qu’ils ne sont pas seulement parfaits en tant que colocataires…
(L’histoire se passe à Tamil Nadu, en Inde)
Cette webcomic, terminée en fin mars, est écrite est dessinée par Nabigal-Nayagam Haider Ali, un homme trans. Elle contient des personnages transmasculins, transféminins, non-binaires et intersexes. C’est très personnel et poétique, et en plus des thèmes LGBT+, l’histoire se centre aussi beaucoup autour de la religion musulmane.
Un des personnages principaux, en plus d'être un homme trans, est aussi gay.
Attention tout de même aux mentions d’homophobie, transphobie et relations familiales abusives pour les personnes sensibles à ça.

Twitter de Nabi


Log Date de Haley Kasof
Un scientifique du nom d’Emory va dans l’espace dans le cadre d’une expédition de trois ans. Alors que c’est une mission solo, il commence à se rendre compte qu’il n’est pas si seul que ça.
Cette webcomic est toujours en cours, et le personnage principal est un homme trans. Un autre personnage est non-binaire. L’artiste est également non-binaire et écrit des histoires centrées autour de personnages LGBT+.

Twitter de Haley


Les Normaux de KnightJJ et Al
Les Normaux suit les vies d’une floppée d’être surnaturels vivant à Paris après qu’un magicien humain du nom de Sébastien s'installe dans la ville.
Il a pas mal de personnages LGBT+, dont une femme trans, et c’est assez chill comme comic. C’est encore en cours, et en pause depuis février.

Twitter de Knight JJ
Twitter de Al


Heirs of the Veil de Phineas Kaldinski et Jassy Klier
La sorcière inexpérimentée qu’est Victoria Seel arrive dans la ville de Port Arbores après avoir reçu une lettre mystérieuse de la part de sa mère, qui a disparu il y a un an sous d’étranges circonstances. Après une rencontre avec un esprit de l’air, l’étrange protecteur de la ville (ou Strayer) a bien l’air de pouvoir l’aider, mais la recherche d’indices devient vite plus difficile que prévu. Victoria doit alors vite faire face une menace directement liée à la disparition de sa mère.
Heirs of the Veil est une histoire fantistico-urbaine qui traite sujets comme le fait de devoir prendre des responsabilités et grandir, et est déconseillée aux personnes de moins de quinze ans. Cette webcomic contient de la transphobie, du body-horror, une représentation de trouble psychologiques tels que la dépression et la négligence émotionnelle dans l’enfance, de la mort de personnage.s, de la strangulation, de la violence, du sang.
Je n’ai rien à rajouter à la description mis à part la présence d’une fille trans, un homme trans et une personne non-binaire, ainsi que d’autres personnages LGBT+. La BD est encore en cours.

Twitter de Phineas
Je n'ai pas pu trouver le twitter de Jassy Klier


Danse orbitale de PrinceDesOies
Danse orbitale est une BD sur deux ami.e.s qui aiment faire de la danse classique ensemble mais se fichent de ses codes très genrés.
L’auteur.ice, PrinceDesOies/Beanie, est une personne non-binaire, et les deux personnages principaux le sont également.
La BD est actuellement en pause, et l’auteur.ice a récemment fait un coming-out (sur ses twitter et instagram) de son personnage, Jul/Julie, qui utilise maintenant aussi les pronoms féminins. Bien que la série soit en pause, l’auteur.ice (qui est d’ailleurs français.e mais écrit en anglais) poste pas mal de contenu autour de ses personnages sur ses réseaux sociaux (dont d'autres que ceux montrés dans la BD qui sont aussi trans).

Twitter de Beanie (privé pour le moment)
Instagram de Beanie


Charity Case de Malacandrax
Charity Case parle de Julien, un jeune musicien protégé de tout qui, se retrouvant sans aide financière, doit essayer de naviguer une vie à laquelle il n’est absolument pas préparé. C’est une romance polyamoureuse avec un soupçon de familles retrouvées. Si tu aimes le développement de relations extrêmement lent et les personnages LGBT+, cette BD est faite pour toi.
Attention : représentation d’anxiété/crises d’angoisses, langage grossier.
L’auteur.ice, Lindsey McSeveney, est une personne non-binaire, et en plus d’avoir des personnages très gays, cette BD a une femme trans âgée elle aussi très gay car en relation avec une autre femme. Ça fait plaisir, vu qu'on ne voit pas souvent de personnes trans âgées, d'autant plus qu'elle n'est pas hétéro non plus. L'auteur.ice a posté, sur le même site, une collection de mini-BD parlant de la jeunesse de Sylvia (la femme trans en question) et Jerry (sa femme), qu'on retrouve ici (je rajoute ça en dernière minute et il est minuit passé, je suis un peu trop fatigué pour faire le résumé aussi, mais je tiens à rajouter que c'est très mignon).
La BD est encore en cours.

Twitter de Malacandrax


Rock and Riot de Chelsey
Rock and Riot suit les histoires de deux gangs d’adolescent.e.s rivaux.ales. dans les années 50, avec un thème LGBTQ. Les deux équipes adverses arriveront-elles à mettre leurs différents de côté et se battre pour ce qu’iels ont en commun ?
Cette BD, qui est aujourd’hui complète, a beaucoup de personnages LGBT+, une fille trans et plusieurs personnes non-binaires.

Twitter de Chelsey


Heartstopper de Alice Oseman
Charlie, un garçon ouvertement gay, stressé, anxieux, et Nick, un joueur de rugby jovial et au cœur doux, se rencontrent dans une école de grammaire britannique pour garçons. Leur amitié naît rapidement, mais pourrait-il y avoir quelque chose en plus… ?
Ecrit et illustré par l’autrice de Solitaire et Radio Silence. De nouvelles pages sortent trois fois par mois les 1er, 11ème et 21ème de chaque mois.
Attention : violence, langage grossier, homophobie, agression, troubles psychologiques, mutilation.
Notez bien qu’l n’y aura aucune imagerie graphique ou explicite, quelle qu’elle soit (violente, dérangeante, sexuelle) dans cette BD.
Les deux personnages principaux ne sont pas trans, mais une de leurs ami.e.s est une fille trans, et même si elle est un personnage secondaire (qui a tout de même son arc et sa romance à elle), je me disais que ce serait pas mal de citer cette BD aussi, qui est assez douce (même si anxiogène par moments, comme vous pouvez le constater avec les avertissements).

Twitter de Alice


Gender Slices de Jey Pawlick
Gender Slices est une collection de BD courtes portant sur le genre et l’exploration de son identité. Toutes les BD sont basées sur les événements réels qui sont arrivés à l’artiste (Jey).
Jey utilise les pronoms they/them.
Pas grand chose à rajouter, c’est une BD autobiographique assez sympathique qui porte sur la transition de Jey, une personne non-binaire.

Twitter de Jey


Magical Boy de The Kao
Max est un lycéen lambda essayant de vivre sa propre vie. Il n’est peut-être pas un garçon moyen, ayant été assigné fille à la naissance, mais il est déterminé à vivre comme l’homme qu’il est. Seulement, faire son coming-out à ses parents est une chose, mais sa mère qui lui fait sont coming-out en tant que Magical Girl en est une autre. Maintenant, il est du devoir de Max de reprendre la tradition familiale, de devenir la prochaine Magical Girl et de sauver l’humanité.
J’aime bien cette BD, mais elle peut provoquer pas mal d'inconfort -en tout cas c’est mon cas et celui d’autres lecteur.ice.s-, du fait de la transphobie de la mère de Max qui insiste à l’appeler par son deadname, à le mégenrer, le rendre féminin et gracieux, etc. Ça peut devenir assez pesant au bout d’un moment, même si le reste de la BD est sympa, donc attention à ça. Max est aussi gay -en tout cas il a un crush sur un autre garçon.
Je tiens à préciser que l’auteur est cis, mais on sent une certaine bonne intention dans l’écriture.

Twitter de The Kao

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